Image d'une partie des peintures murales à la Maison d'Erasme n°3

Peintures murales – étude de l’IRPA

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Un ensemble remarquable de peintures murales a fait l’objet d’une étude approfondie par l’IRPA

(Institut royal du Patrimoine artistique)

Ces peintures récemment restaurées ont été découvertes lors de travaux dans la maison en 1931.

Il s’agit d’une étude iconographique et d’une étude en laboratoire, notamment l’analyse non invasive MA XRF d’un fragment intitulé « Paysage avec maison sur un rocher », des analyses au microscope optique et au microscope électronique à balayage (MEB).

peintures murales
Peintures murales 2

L’étude iconographique

Elle a pu déceler des personnages portant des habits des XVIe et XVIIe siècle, mais aussi des figures mythologiques. Parmi celles-ci, l’étude a pu identifier les figures de Persée et Andromède inspirées de Joos de Momper (1564-1635), et qui associées à des grotesques (décorations qui couvrent entièrement un mur), évoquent une gravure de Abraham de Bruyn de 1584. Le style des paysages dit à « perspective basse » fait référence à l’œuvre de Frans de Momper (1603-1660).

 

L’analyse en laboratoire

Elle a pu identifier neuf couches picturales réparties en trois phases. Les deux premières phases sont des couches unies et la troisième couche représente l’ensemble des peintures figuratives. Les trois phases sont peintes à secco (pigments non mélangés à l’enduit), et le liant est certainement de l’huile de lin.
La première phase pourrait dater de la construction de la maison (1460) . La troisième phase est constituée des peintures figuratives sur une sous-couche au blanc de plomb. Ce travail « alla prima », une technique de peinture à l’huile dans laquelle l’aspect final du tableau est obtenu immédiatement par l’application d’une couche de peinture, a été réalisé en deux temps : d’abord les paysages, puis les personnages et les détails figuratifs et ensuite les rehauts clairs avec un léger empâtement et une peinture moins diluée.
La présence d’azurite, jaune de plomb étain et de smalt certifie la datation estimée avant 1800. Les peintures sont surmontées d’une couche transparente non présente partout : glacis ou ajout postérieur. L’ensemble semble avoir été recouverte d’enduit blanc.

La fresque comporte de nombreuses traces de restauration et on y décèle des retouches avec des pigments récents (visibles avec la lumière UV).

L’ensemble des résultats conduit à une datation des ces peintures figuratives vers la fin du XVIe siècle ou la première moitié du XVIIe siècle.

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