Objets insolites N°7, les jouets mécaniques

Les objets insolites N°7

spacer

« Semeurs de joujoux » : les jouets mécaniques des musées communaux d’Anderlecht

Pendant la période de fermeture du béguinage pour rénovation, la Maison d’Érasme met chaque mois à l’honneur un objet insolite appartenant aux vastes collections historiques, archéologiques, d’art populaire et religieux des musées communaux. Trois jouets mécaniques d’origine allemande vous sont présentés ici.

1. Clown Vielmetter
Automate actionné à l’aide d’une manivelle, dont les cames interchangeables permettent la réalisation de croquis sur une toile de 12x12cm.
Nuremberg, Allemagne
Tôle étamée lithographiée
ca. 1910
12 x 12 x 12,5 cm
Inv. BEG 6104

2. Clown violoniste
Automate actionné à l’aide d’une manivelle, mimant les mouvements d’un violoniste.
Nuremberg, Allemagne
Tôle étamée, feutrine
ca. 1930
12 x 7 x 5 cm
Inv. BEG 6103

3. Souris à chope
Automate actionné à l’aide d’une manivelle, buvant dans une chope.
Nuremberg, Allemagne
Feutre, métal
ca. 1930
10 x 2,8 x 3 cm
Inv. BEG 6102

Même si les automates existent depuis l’Antiquité, c’est à la Renaissance que ces objets deviennent à la mode auprès des nobles et des personnes fortunées, avec notamment le robot humanoïde, capable de se déplacer et conçu pour remplacer les soldats au front, imaginé par Léonard de Vinci en 1495. À la révolution industrielle, la fabrication d’automates atteint son apogée, particulièrement la production de jouets mécaniques.

L’histoire du jouet mécanique

Au XVIIe siècle, l’électricité fait son apparition dans le monde du jouet sous sa forme statique. Les enfants observent alors avec amusement une feuille d’or bouger sur une assiette métallique tenue par un pantin. Au cours du XIXe siècle, les jouets animés vont devenir de plus en plus complexes, et le premier d’entre eux, une poupée qui marche, est créé à Paris vers 1865 par Jean Roullet et Ernest Decamps : L’Intrépide Bébé. De la charmeuse de serpent à la vache produisant du lait, les jouets mécaniques se diversifient à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, âge d’or des automates. Ce sont les jouets allemands qui envahissent alors le marché en raison de leur incontestable supériorité technologique et d’un processus de production entièrement mécanisé, y compris la mise en couleur, qui permet de les produire à la chaîne. Un tiers des jouets présents sur les marchés belge et français au début du XXe siècle provient ainsi d’Allemagne. Les « semeurs de joujoux » les plus réputés sont établis à Nuremberg et trois des pièces exposées ce mois-ci à la Maison d’Érasme proviennent de cette ville bavaroise. Un nombre important de jouets mécaniques nous sont parvenus car les collectionneurs d’après-guerre y ont vu des objets de valeur à bas prix, facilement entreposables, et de nombreuses personnes se sont mises à les rassembler.

Les automates des musées communaux d’Anderlecht

L’ensemble de ces pièces datent de la première moitié du XXe siècle. Le clown, également nommé clown Vielmetter d’après le nom de son inventeur est capable de réaliser plusieurs dessins différents – Louis XIV, Napoléon, Bismarck, la reine Victoria, un cacatoès, « Merry Christmas »… – grâce à des cames interchangeables (petits disques) qui convertissent le mouvement concentrique du mécanisme enclenché par la manivelle en un mouvement rectiligne mettant le bras en action. Les autres pièces allemandes sont un clown violoniste et une souris à chope qui, parallèlement à leurs mouvements des bras, peuvent esquisser quelques pas. Ces deux objets, datant des années 1930, proviennent de l’atelier Schuco, réputé pour ses voitures miniatures et basé à Nuremberg depuis 1912.

Trois jouets mécaniques issus des collections des musées communaux sont à découvrir à la Maison d’Érasme
Conception, recherches et texte

Meggy Chaidron

Remerciements

Zahava Seewald
Céline Bultreys
Anne Deckers

Votre visite
Brochure complète sur les jouets mécaniques
f

Shop with style! Find your favorite
item at the best price and discover great
offers every single day.